Le classement des séries... places 13 à 16

8 Septembre 2011 , Rédigé par Robin Publié dans #Classement des séries 2011

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Le classement des séries, c'est parti ! Découvrez aujourd'hui les places 13 à 16.

Places 50 à 46 à lire ici.

Places 41 à 45 à lire ici.

Places 36 à 40 à lire ici.

Places 31 à 35 à lire ici.

Places 26 à 30 à lire ici.

Places 21 à 25 à lire ici.

Places 17 à 20 à lire ici.

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Place 16 - Parks & Recreation, saison 3

Statut : En cours de production

La Chronique 
Jeune comédie pleine de talent, Parks & Recreation est tout ce qui se fait de mieux à la télévision dans la sitcom de nos jours. Elle est à la fois drôle et vivante, créative et surtout très intelligente. Car maintenant qu'on sait rire sans réfléchir, il faut aussi pouvoir rire intelligemment. C'est ce que nous propose cette comédie sans grande prétention mais qui au final, est une vraie bouffée d'énergie. Après deux premières saisons que l'on peut comparer aux deux premières de The Office (bien que cette dernière la surclasse largement, mais je parle d'évolution), la saison trois est une réussite en tout point. On rit, encore et à gorge déployée devant les aventures de Ron Swanson, personnage à la fois bougon et malicieux au regard presque pervers mais hilarant. Je pense notamment aux épisodes qui lui sont plus ou moins consacrés, de vrais perles télévisuelles. Et puis cette saison c'était le moment de voir évoluer notre Leslie nationale avec Ben. Là aussi on atteint des sommets mais plus dans la légèreté bleuette d'une relation amoureuse très épineuse qui ne sera pas sans conséquences. Andy et April, les deux grands gamins de la série auront su également trouver chaussure à leur pied dans la série en l'un l'autre nous livrant un mariage aussi grotesque qu'émouvant et drôle. Et enfin, Rob Lowe qui en devenant récurrent dans la série nous livre une prestation inattendue et surtout, nous prouvant au grand jour ses vrais talents pour la comédie (car bon, il n'était pas drôle dans Brothers & Sisters). Bref, la saison trois de Parks est une vraie réussite, ce que l'on fait de mieux oui, et ce qu'il faut consommer aussi. Ca se déguste sans regarder les calories puisque vous savez ce que l'on dit : le rire est bon pour la santé.

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Place 15 - The Big C, saison 1

Statut : En cours de production

La Chronique 
J’avais très peur de cette série. Pour tout vous dire, j’ai d’ailleurs plus regardé le pilote par « déontologie professionnelle ». Pour ce qu'il m'en reste en tout cas. Oui j'avais peur. Peur d’avoir à faire à ce genre de série hautaine dont on allait crier au génie sur tous les toits sous prétexte qu’elle allait parler d’un sujet grave. Et il faut bien reconnaitre qu’elle nous a pris, dans le sens positif du terme, à contrepied.

Si la série traite bien des problématiques liés au cancer, The Big C est avant tout une comédie dramatique grinçante, écrite avec justesse et intelligence et qui allie à la perfection scènes humoristiques poilantes et instants dramatiques poignants, sans jamais tomber dans le pathos ni la facilité. La série parvient à réaliser un numéro d’équilibriste exceptionnel, avec un sujet pourtant extrêmement casse gueule, en dédramatisant avec finesse le sujet du cancer sans jamais occulter la gravité et la tragédie de cette maladie. Ce jonglage, parfois au sein même d'une scène, entre légèreté et intensité est franchement une prouesse. Elle peut ainsi nous mettre mal à l'aise mais sans que l'on puisse en tenir rigueur. Que l'on aime ou non cette série, que l'on puisse penser qu'elle soit démago ou outrancière, il faut reconnaitre que peu de séries ont su traiter d'un sujet aussi sérieux, voire plombant, avec une telle frivolité.

90% de la réussite de la série tient évidemment à la performance de Laura Linney qui tient sans nul doute le rôle de sa vie (en même temps, dans une filmographie constituée à 80% au mieux de rôles très secondaires, au pire de nanars …). Son personnage est bouleversant de vie, d’humour, de vérité, de légèreté. Côté personnages secondaires, je suis un peu plus mitigé entre les excellents Oliver Platt et Phyllis Somerville d’un côté et puis Gabourey Sidide et John Benjamin Hickey de l'autre, beaucoup trop cabotins à mon goût.

François

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Place 14 - Modern Family, saison 2

Statut : En cours de production

La Chronique 
Comédie événement de 2009/2010, Modern Family et son style « mockumentary » marquaient la surprise. Comme toute nouveauté encensée par la critique, la deuxième saison des aventures des Pritchett, Delgado et Dunphy était particulièrement attendue au tournant. Le cas de figure s’étant déjà présenté par le passé, la série chouchoute des professionnels (en témoignent ses nominations aux Television Critics Awards, Writers Guild of America Awards ou encore Directors Guild Awards) aurait très bien pu perdre de son prétendu « piquant » et lasser de par sa forme et son genre (comédie chorale).

Force est de constater que cette deuxième salve a toujours les honneurs du milieu et des téléspectateurs. Les dialogues ne sont pas aussi impertinents que l’on peut l’imaginer (en même temps la série a été à tort considérée comme une « comédie acide »), l’ensemble est toujours inégal et, plus globalement, une impression de déjà-vu domine, mais Modern Family reste efficace dans son genre. L’épisode d’Halloween, pour lequel Jesse Tyler Ferguson est nommé aux Emmy Awards, jongle habilement entre le burlesque des situations et une atmosphère chaotique liée aux névroses de chacun.

Ce sont d’ailleurs dans les épisodes où le casting est intégralement réuni à l’écran que l’on retrouve les meilleures scènes, ou du moins les plus empreintes d’émotion. Le season finale, à l’image de celui de la première salve, interroge le téléspectateur sur la notion de groupe. On assiste à nouveau à un ensemble particulièrement dépareillé qui finit par former, après moult situations cocasses, une famille unie. Dans ces moments-là, Modern Family réalise une véritable prouesse : arriver à offrir de la sincérité avec une possibilité de mise en scène pour le moins limitée.

Tony - Son twitter

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Place 13 - Weeds, saison 6

Statut : En cours de production

La Chronique 
L'avez-vous déjà ressenti? Cet indéfinissable sentiment de satisfaction à la lecture d'une chronique puis de deux, puis d'une dizaine... chacune vous le confirmant: ça y est votre série favorite, tombée dans l'oubli critique après des années d’intrigues over-the-top (injustement) incomprises, est de nouveau reconnue à sa juste valeur. Non? Jamais? Eh bien je dois vous dire que c'est plutôt jouissif.

Surtout dans le cas de Weeds dont l'heure de gloire remonte déjà à sa saison 2. 4 ans plus tard, elle signe enfin une saison qui la réconcilie avec la critique. Pourtant, elle n'a absolument plus rien à voir avec la série qu'elle était à l'origine. Disparue la satire au vitriol de la banlieue américaine à faire pâlir les mégères au foyer d'ABC. Même les péripéties mexicaines des précédentes saisons sont bien loin. Mais c'est cette capacité à se réinventer qui fait la force de Weeds et plus que jamais, elle a eu l'occasion de la mettre en pratique dans sa saison 6. Celle-ci prend ainsi la forme d'un road trip géant, entraîné par l'acte meurtrier de Shane forçant toute la famille à fuir Ren Mar.

De Seattle en passant par les aires d'autoroute et les villages redneck plus glauques que la chambre d’un Sofitel jusqu'au Michigan, la saison emporte donc les Botwin à travers les États-Unis, le terrible Esteban et ses sbires à leur trousses. Weeds qui cultivait déjà auparavant son imprévisibilité a alors pu se permettre de la pousser à l'extrême. De cette façon, on a quasiment l'impression de vivre plusieurs séries en une seule saison, chaque épisode ou presque nous plongeant dans un univers différent du précédent.

Une chose qui ne change pas, c'est le don des personnages pour se retrouver dans des situations plus délicieusement fucked-up les unes que les autres et aussi irréalistes que la plus timbrées des hallucinations imaginées par un Doc Gynéco stone (je ne sais pas si c’est bien utile de le préciser, tant ça relève presque du pléonasme). La drogue a donc beau ne plus occuper une place aussi importante dans la série que par le passé, elle y contribue toujours en participant au processus créatif. Impossible de croire en tout cas que Jenji Kohan puisse être parfaitement clean en écrivant la série. Non mais vous l’avez déjà vue ? Ses airs d’ex-hippie sont plus que suspects.

Les situations déjantées se font néanmoins plus rares en fin de saison pour laisser place à un aspect plus nostalgique. Celui-ci accompagne le passage de la clique dans la ville natale de Nancy qui sonne alors comme un retour aux sources. Le tout est ponctué d'auto-références et petits rappels faisant habilement appel à l'attachement des téléspectateurs pour la série. Un peu comme les vieux, vous savez, qui se remémorent leur bons moments avant leur dernière heure. La différence, c'est que Weeds semble avoir encore pas mal de temps devant elle.

Mais quand on y pense, elle aurait presque pu s'achever sur cette saison 6 finalement. En effet, on a un peu le sentiment que la boucle est bouclée avec la décision finale de Nancy de mettre un terme à son emprise néfaste sur sa famille. Tout le cheminement pour y arriver est d'ailleurs finement mené et ne manque pas d'émotion. Plus particulièrement au moment où Nancy réalise quelle mauvaise mère elle a été. Elle aurait tout de même eu de quoi relativiser si elle avait su que certaines vont même jusqu'à congeler leur progéniture. Quoi qu'on en dise, Mary-Louise Parker a en tout cas toujours assuré, donnant à Nancy la nuance et la complexité nécessaire.

D'autre part, la saison apporte également de bonnes conclusions pour les autres personnages. Andy se libère de ses sentiments pour Nancy, Silas accomplit enfin sa quête d'identité (au cours de laquelle l'acteur se révèle étonnamment convaincant) et Shane quant à lui parvient paradoxalement à se rapprocher de sa mère après son dérapage de fin de saison dernière, devenant une sorte de Tanguy qui aurait viré psychopathe.

Mais voilà, la série a été renouvelée pour une saison 7 et pourrait même, si ce n'est pas déjà fait, en décrocher une huitième aux dires de David Nevins, grand patron de Showtime qui, selon ses propres mots, voit encore beaucoup de vie dans la série. Des propos auxquels je ne peux qu'adhérer.

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